Avant de créer une entreprise ou développer une activité, l’élaboration d’un business plan est fortement conseillée, ce dernier permet non seulement de mettre au clair un projet entrepreneurial, mais également d’évaluer sa viabilité économique et financière sur le marché.

Qu’est-ce qu’un business plan  ?

Un business plan ou plan d’affaires est un document de plusieurs pages qui permet de définir le projet entrepreneurial d’un créateur d’entreprise. Le business plan a également d’autres objectifs, notamment :

  • valider la faisabilité du projet de création d’entreprise à travers l’étude de marché, le business model, etc. ;
  • valider la viabilité financière de la future entreprise à travers le prévisionnel financier ;
  • être un moyen de communication efficace pour intéresser les investisseurs et les financeurs ;
  • guider le chef d’entreprise dans son lancement et dans sa gestion au quotidien pendant les premières années de son lancement, il s’agit donc d’un fil conducteur.

Quelles étapes de la construction d’un business plan ?

La construction d’un business plan passe par plusieurs étapes :

  • Étape 1 : la description du projet ;
  • Étape 2 : l’étude de marché ;
  • Étape 3 : La conception d’une stratégie commerciale ;
  • Étape 4 : l’établissement des prévisions financières.

Etape 1 : la description du projet

Dans cette étape, le porteur de projet est amené à expliquer son idée d’une manière claire et précise, ses expériences, ses compétences et également l’équipe avec qui il souhaite travailler.

Étape 2 : l’étude de marché

L’étude de marché qui est une partie incontournable du business plan, consiste à étudier les différentes composantes du marché (par exemple, savoir s’il existe un marché pour la solution proposée) et donc de concevoir la meilleure stratégie commerciale à mener par le porteur de projet.

L’étude de marché s’intéresse principalement aux éléments suivants :

  • les marchés cibles ;
  • la taille du marché ;
  • les clients potentiels et leurs capacités financières ;
  • les zones géographiques à cibler ;
  • la concurrence, leur force et faible ;
  • les prix pratiqués sur le marché ;
  • les canaux de distribution, etc.

L’étude de marché peut être déléguée à des experts (cabinet spécialisé, consultant en création d’entreprise, etc.) ou réalisée par le porteur de projet lui-même.

Étape 3 : La conception d’une stratégie commerciale

En se basant sur les résultats issus de l’étude du marché, le porteur de projet peut concevoir sa propre stratégie commerciale, celle-ci comporte :

  • ses clients cibles ;
  • ses avantages concurrentiels ;
  • le prix de vente ;
  • le positionnement de son entreprise ;
  • son business model ;
  • la stratégie de communication et de distribution qu’il souhaite adopter.

Étape 4 : l’établissement des prévisions financières

Dans cette étape, il s’agit de présenter les états financiers prévisionnels du projet, dans lesquels seront étudiées les conséquences financières des différentes décisions à prendre par le créateur d’entreprise. Ces états financiers permettent de valider le business model (ou modèle économique) et donc la viabilité financière de la future entreprise.

Parmi les principaux documents (établis généralement sur 3 ans) qui permettent cette évaluation, on distingue le plan de financement, le compte de résultat prévisionnel et le tableau de flux de trésorerie.

Le plan de financement met en évidence les ressources financières apportées par le porteur de projet et les compare avec ses besoins financiers. Il permet donc de savoir si ces ressources sont capables de combler ces besoins durant les premières années de lancement.

Le compte de résultat prévisionnel permet d’évaluer si le futur entrepris est capable de dégager des bénéfices ou non (par différence entre les produits prévisionnels et les charges prévisionnelles, etc.).

Le tableau de flux de trésorerie permet de mesurer et de comparer les encaissements et les décaissements prévisionnels, pour appréhender le besoin en fonds de roulement et le décalage du cycle de trésorerie.  

Il est conseillé de se rapprocher d’un expert pour valider la partie chiffrée.

Source – ComptaOnline